De coeur a coeur

Mon cœur bat trop fort

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Voilà 3 ou 4 jours que mon cœur s’emballe. Dès que je me couche dans l’intention de dormir, je le sens battre si fort sous ma peau, sous ma main. Le lendemain matin, au réveil, idem.

Jusque-là çà n’arrivait que certains matins. Nous sommes début mars 2016.

Le médicament (bêtabloquant) que je prends depuis janvier 2010 ne suffit plus à calmer le jeu ; en fait il diminue la réceptivité de mon cœur au stress déclenché par des circonstances extérieures particulières. En décembre dernier, soit 2015, une accumulation de soucis devenus ingérable pour moi génère malaise, fatigue excessive, gêne permanente dans mes yeux, douleur dans ma tête au point que je consulte. Généraliste, angiologue puis cardiologue et ophtalmologue…une vraie valse qui aboutit au constat d’une tension anormalement élevée et à la prescription d’un antihypertenseur compressé avec un diurétique. Et voilà, j’élimine plus d’eau « chargée ». La sécheresse découverte au niveau des yeux ne peut que s’aggraver et on va y pallier avec un lubrifiant. Tout va rentrer dans l’ordre !…en surface.

L’origine de tout çà, je m’en occupe….tant bien que mal. Jusqu’à ce jour, plutôt bien ! Je m’autorise même à oublier certains matins le second médicament prescrit pour faire baisser la tension. Comment je fais ? Je relativise ce que je peux, je règle des problèmes les uns après les autres, petit à petit, je me raisonne( !) ; oui mais voilà, d’autres problèmes se présentent au fur et à mesure que les premiers sont réglés ; à nouveau je sens mon cœur qui s’emballe et des douleurs qui se manifestent sans crier gare et de plus en plus fréquemment dans ma poitrine…et à n’importe quel moment de la journée…un étau qui serre. La tentation est grande d’avaler un anxiolytique, je l’ai déjà fait et ça marche ! Seulement qu’est ce qui provoque ce resserrement ?

Ce matin je décide d’entrer en contact.

Dès que je pose mon attention sur mon cœur, je le sens se soulever amplement dans ma poitrine, c’est le signe que la communication est établie.

Je lui demande : « est-ce que quelque chose te fait peur ? ». Il se soulève à nouveau amplement, ce qui signifie « oui ». J’accueille… Je ressens alors l’élan de lui envoyer plein d’amour, comme je prendrai un enfant dans mes bras pour le consoler doucement.

« Qu’est ce qui te fait peur ? »

J’entends : « Tu ne te préoccupes pas assez de ton devenir ».

Je réponds : « Si, je m’en préoccupe ; je n’ai pas encore la solution c’est tout. Les solutions d’avant, issues de la réflexion, ne marchent plus. Rappelle-toi dans quel état j’étais lors de mon dernier job, les moments de blocage sur l’informatique où il me fallait gérer l’impatience des clients qui s’amoncelaient derrière le comptoir, l’appel au médecin pour une prescription non conforme, voire risquée pour le patient, sa réaction, comment j’ai œuvré pour que le message passe sans froisser son ego, rappelle-toi tout çà. Oui!  J’ai toujours su gérer toutes ces situations jusqu’à maintenant, la différence aujourd’hui est que cela me met dans un état physiologique inconfortable pour ne pas dire mauvais,  pour toi entre autres ; conviens-en s’il te plaît ».

Au moment où je vous partage cette expérience, j’ai bien conscience que c’est là une des phases les plus délicates qui soit de la connexion avec son corps, son être, dans son intériorité, en mettant toute son attention sur ce qui se passe dedans et sans interférer d’aucune manière. J’en remercie mon mental !

« Oui, alors que vas-tu faire ? » sonne comme un rappel à l’ordre !

« Pour l’instant ne pas céder à la peur de je ne sais quoi, de tout ce qui pourrait arriver et qui s’annonce comme inéluctable, genre scénario catastrophe. Tu sais bien comme moi que de belles choses peuvent arriver, pour peu que nous restions dans la confiance. La question est plutôt à qui ou à quoi allons-nous faire confiance ? Veux-tu faire confiance à la vie ? Veux-tu faire confiance à ce qui appelle à l’intérieur ? Veux-tu écouter cela ? C’est nouveau, d’accord. Jusque-là j’entendais mais ne suivais pas ce que j’entendais. C’est vrai. Quelle grosse erreur j’ai maintes et maintes fois faite, je t’en demande pardon. Oui, oui, à toi car mon attitude a abouti à te malmener. Pardonne-moi s’il te plaît. »

Une émotion monte en moi et des larmes glissent au bord de mes yeux.

« J’ai besoin de toi, tu sais ; j’ai grand besoin de toi et que tu restes en bonne forme, solide, tranquille. Il n’y a pas de danger immédiat, pas d’alerte, aucun caractère d’urgence…même si cela ressemble par moments à des situations vécues quand j’étais beaucoup plus jeune, voire toute petite, voire même nourrisson, voire fœtus. Je sais cela et je comprends. Tu fais de ton mieux et je t’en remercie. Je ne suis pas démunie comme j’ai pu l’être dans ma petite enfance où je me créais des scénarios terrifiants. Crois-moi, j’ai grandi et si la petite Françoise te sollicite par moments, je vais m’occuper d’elle et la cajoler comme elle le mérite. »

L’émotion est là. J’accueille, j’accueille, j’accueille… et m’endors.

 

Françoise Elisabeth

 

Et quelques jours plus tard se  présente dans ma boîte un mail de rappel du colloque « Connexion Bien-être » sur le thème des peurs….

Je vous invite à lire mon témoignage « Lors du colloque… »

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