De coeur a coeur

Une rencontre pas comme les autres

illustrations articles 10

Je suis en week-end de « travail sur soi ».

Ce matin-la,  je me sens en révolte, en grosse colère.
Révolte et colère viennent de cette partie de moi qui ne supporte plus le monde et son absurdité, une « vieille connaissance » qui se fait de plus en plus présente ces derniers mois.
Ni la danse, ni la méditation n’ont calmé cette extrême agitation intérieure.
J’accueille sa manifestation grandissante, je sens qu’elle a sa place, que cela peut être juste pour moi. Mais, car il y a un « mais », au fil du temps, au fil des exercices, au fil du partage avec les autres femmes, une douleur prend naissance dans ma cage thoracique et s’accentue de minute en minute puis de seconde en seconde. Je voudrais pouvoir l’agrandir  cette cage…en écartant  mes os de chaque côté. J’ai l’impression d’étouffer.
Il me faut ouvrir encore et encore comme pour respirer davantage. Je sens petit à petit ce qui se vit en moi : le conflit, l’opposition, apparaît le jugement de celle qui refuse celle qui trouve le monde absurde !
C’est alors que la femme qui accompagne le groupe me suggère de faire ce que je ressens, d’écarter mes os et de laisser la place….
J’ouvre, j’ouvre…, petit à petit, lentement, tranquillement…. Et tout se calme à l’intérieur.
Fatiguée, vidée,  je reste un long temps renversée sur ma chaise.
C’est la fin d’une longue guerre !
Merci.
A la clôture du week-end, je me sens pleine de gratitude. J’espère me rappeler le « comment faire de la place ».
J’ai le désir de voir au-delà des personnes, au-delà de leur rôle.
J’ai le désir d’être attentive au féminin chez chacun et chacune que je croiserai désormais sur ma route.
Mille fois « merci » à toi qui m’a accompagnée pour ce rendez-vous avec moi-même !
Françoise Elisabeth

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Site propulsé par Fabienne-Gaëlle Weil